L’Homme moderne ( ! ) ne sait plus accéder à son être intérieur, ne sait plus puiser profondément en lui pour construire seul un schéma de pensées dans lequel il interagit en toute connaissance avec son environnement. Observation, intuition, imagination, réflexion, intériorité… Ces notions me donnent le sentiment qu’elles ne seront bientôt qu’un vague souvenir de notre Humanité. Nous serons tel un organe atrophié, présent mais sans fonction.

C’est insidieusement, et à fois à la vue de tous, qu’un virus s’est introduit dans notre quotidien. Ce virus aux multiples formes, mais qui en réalité à toujours le même visage, a un but, nous mener définitivement à la dépendance technologique et par extension à l’abêtissement. Nous pensons être des êtres évolués, mais de quelle évolution parlons-nous ?

Les technologies sont une bonne chose tant qu’elles sont maîtrisées par l’Homme. Au départ, le robot avait pour fonction d’aider l’Homme, aujourd’hui il est question de substituer l’Homme au robot dans certains domaines, mais également, (et ce dessein est bien caché) de reformater la psyché de l’individu de telle manière à ce que son raisonnement se superpose à celui des robots, pour finalement le faire fonctionner tels que ces derniers. Tout est mis en oeuvre pour que la logique, le raisonnement et donc l’intelligence de l’individu ne soit plus de nature humaine mais technologique.

Dès lors, l’Homme n’aura définitivement plus conscience de lui-même et entrera dans un cycle irrémédiable d’involution le conduisant à sa perte, autrement dit à ce qui fait de lui un Humain.

L’homme à ce jour, est quasiment incapable de penser par lui-même et cette absence à lui-même gangrène sa véritable évolution. Il suit des schémas de pensées collectifs, n’extirpe pas de ces courants sa pensée, celle-là même qui le différencie de la masse et qui lui permet d’accéder à sa véritable identité.

Béatrice de Galice
(07.11.2017)